Comprendre la détection d’anomalies
La détection d’anomalies est au cœur de nombreux systèmes de surveillance en sécurité, en industrie et en observation de la Terre. En surveillance vidéo, elle signale des comportements inhabituels, en surveillance industrielle elle met en évidence des équipements défaillants, et en télédétection elle révèle des changements environnementaux. Les méthodes traditionnelles se concentrent souvent sur des entrées uniques, ce qui les empêche de saisir le contexte que les humains utilisent naturellement. Pour cette raison, les approches multimodales combinent vision et texte pour améliorer les résultats, et les modèles vision-langage jouent un rôle central ici. Par exemple, des systèmes qui associent vision par ordinateur et reconnaissance de motifs avec des métadonnées textuelles peuvent distinguer les mouvements routiniers des vrais incidents. De plus, lorsqu’un opérateur doit examiner des alarmes, des descriptions contextuelles réduisent la charge cognitive et accélèrent la réponse.
Comparé aux systèmes unimodaux, un pipeline multimodal peut détecter des anomalies subtiles qui dépendent du sens, du timing ou d’interactions d’objets inhabituelles. Par exemple, un sac laissé sans surveillance dans une gare très fréquentée peut sembler normal au pixel près mais paraître suspect lorsqu’on le relie à l’absence temporelle d’une personne. Dans de tels cas, les systèmes qui tirent parti des deux modalités seront plus performants. Une revue récente met en évidence le large potentiel des approches multimodales à travers tâches et secteurs (revue). La revue montre comment l’ancrage textuel et le contexte visuel réduisent les faux positifs et améliorent la confiance des opérateurs.
Pour rendre ces systèmes pratiques, les équipes doivent aussi prendre en compte des contraintes opérationnelles. Par exemple, visionplatform.ai convertit les caméras et systèmes VMS existants en opérations assistées par l’IA et ajoute une couche de raisonnement au‑dessus de la vidéo. Cette approche transforme des détections brutes en événements contextualisés sur lesquels un opérateur peut agir. Dans les aéroports, des fonctionnalités comme la détection de personnes et la détection d’objets laissés aident à relier la vidéo brute à des descriptions lisibles par l’humain, ce qui facilite le triage des alarmes rapidement. Pour en savoir plus sur ces capacités, voir notre page de détection de personnes dans les aéroports détection de personnes.
Enfin, bien que le terme anomalie apparaisse dans de nombreux articles, l’objectif pratique est simple. Les opérateurs ont besoin de moins de fausses alarmes et de signaux plus rapides et plus clairs sur ce qui compte. Ainsi, la recherche se concentre désormais sur la combinaison des signaux, l’amélioration de la robustesse et le raffinage de la manière dont les modèles présentent les résultats pour que les humains puissent décider en toute confiance.
Types d’anomalie
Toutes les anomalies ne se ressemblent pas. Les chercheurs les classent généralement en anomalie ponctuelle, contextuelle ou collective. Une anomalie ponctuelle est un événement isolé. Par exemple, un objet laissé sans surveillance sur un quai est une anomalie ponctuelle. Une anomalie contextuelle dépend des conditions environnantes. Par exemple, une vitesse inhabituelle sur une autoroute devient anormale à cause du contexte du trafic. Enfin, les anomalies collectives nécessitent des motifs sur le temps ou entre agents. Une foule qui se forme lentement à un endroit étrange peut être une anomalie collective.
Les flux vidéo révèlent de nombreuses formes de comportements anormaux. Par exemple, un détecteur d’objets laissés signalera un sac, et un détecteur de flânage signalera une personne qui reste au même endroit au‑delà d’un seuil. Les deux apparaissent dans les opérations aéroportuaires, et notre page sur la détection d’objets laissés dans les aéroports explique comment le contexte aide au triage des événements détection d’objets laissés. La rareté des données complique le problème. Des événements rares comme un type spécifique d’intrusion ou une panne d’équipement inhabituelle apparaissent peu dans les données d’entraînement. Quand les données d’entraînement manquent de variété, les modèles ne généralisent pas et présentent une mauvaise généralisation. Pour cette raison, les équipes augmentent les données et utilisent des validations astucieuses sur de petits échantillons.
En pratique, de nombreux systèmes calculent un score d’anomalie par clip ou par image pour classer les événements suspects. Ce score aide les opérateurs à se concentrer sur les meilleurs candidats. Cependant, le scorage n’aide que lorsque le modèle sous‑jacent comprend le contexte. Pour des scènes complexes et ambiguës, il faut des techniques qui capturent le sens et la temporalité. De plus, la détection d’anomalies en milieu industriel exige souvent de combiner les journaux de capteurs avec la vidéo. Dans ces contextes, le système doit prendre en charge des règles spécifiques au domaine et des composants apprenables, afin de s’adapter aux réalités du site. Enfin, le manque d’exemples signifie que les équipes doivent concevoir des évaluations sur des bancs d’essai exigeants et créer des variations synthétiques afin que l’apprenant voie des cas limites.

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Tirer parti des modèles vision‑langage
Les modèles vision‑langage rassemblent un encodeur visuel et un encodeur de langage pour former une compréhension conjointe des images et du texte. L’architecture inclut souvent un encodeur d’image et un encodeur de texte, et une étape de fusion aligne les embeddings pour que les motifs visuels correspondent à des descriptions textuelles. Les constructions typiques utilisent des backbones basés sur CLIP et des couches de fusion à transformeur. Les équipes utilisent des poids pré‑entraînés sur de grands corpus image‑texte, puis affinent ou adaptent pour des tâches en aval. Ce pré‑entraînement permet un transfert zero‑shot sur certaines tâches, ce qui s’avère utile lorsque les étiquettes sont rares. Une étude de référence rapporte que les approches basées sur les VLM peuvent améliorer la précision de détection de 15 à 20 % par rapport aux systèmes uniquement visuels (arXiv).
Pour les tâches vidéo, les modèles ajoutent de la modélisation temporelle afin que les événements à travers les images forment des récits cohérents. Les architectes alimentent des courts clips dans l’encodeur, agrègent les embeddings, puis fusionnent avec des requêtes en langage naturel. Dans certains systèmes, les équipes appliquent aussi de l’instruction tuning pour adapter le modèle de langage aux invites opérationnelles et aux requêtes. Un pipeline bien conçu peut effectuer la compréhension vidéo tout en restant efficace. Cette efficacité est importante car les ressources de calcul limitent souvent ce qui peut s’exécuter sur site ou en périphérie. L’approche VLM sur site de visionplatform.ai maintient la vidéo et les modèles à l’intérieur de l’environnement pour protéger la confidentialité des données utilisateur et réduire la dépendance au cloud.
La recherche introduit un cadre d’apprentissage verbalisé qui aide à aligner les caractéristiques visuelles avec le langage naturel. En fait, certains articles présentent un cadre d’apprentissage verbalisé nommé vera qui convertit les motifs visuels en énoncés que le modèle de langage peut raisonner. Ce cadre nommé vera permet aux VLM d’effectuer la détection d’anomalies vidéo (VAD) de manière plus interprétable. De plus, un cadre nommé vera qui permet aux VLM d’exécuter la VAD sans lourd affinage a été proposé dans des travaux récents. L’idée est de garder la plupart des poids du modèle gelés tout en ajoutant un petit module apprenable qui s’adapte à la tâche. Cette stratégie en deux étapes réduit le besoin de grands jeux d’étiquettes. Elle réduit aussi la charge de calcul durant l’adaptation et aide les équipes à affiner la détection sans réentraînement exhaustif.
Pour rendre le pipeline pratique, les équipes règlent finement des hyperparamètres comme le taux d’apprentissage et l’optimiseur. Elles gèrent aussi les embeddings pour maintenir la précision de récupération et de localisation. Pris ensemble, ces composants permettent aux VLM de servir de pont sémantique entre les pixels et le langage opérationnel.
Application de la détection d’anomalies vidéo
Les chercheurs évaluent couramment les systèmes sur des collections de jeux de données établis tels que UCSD Pedestrian, Avenue et ShanghaiTech. Pour les domaines de la criminalité et de la sécurité, ils utilisent aussi le jeu de données ucf‑crime pour tester les alarmes au niveau comportemental. Les bancs d’essai mesurent les taux de détection, les faux positifs et la précision de localisation. Une étude MDPI récente rapporte une baisse d’environ 10 % des faux positifs lorsque l’ancrage linguistique est ajouté aux pipelines visuels (MDPI). Ces résultats expérimentaux démontrent une performance supérieure dans des scènes complexes où les pixels seuls induisent les classifieurs en erreur.
En pratique, les systèmes de détection d’anomalies vidéo extraient des caractéristiques au niveau des images puis les agrègent en représentations au niveau du clip ou de la vidéo. Les embeddings au niveau image capturent des indices instantanés, et l’agrégation temporelle saisit les séquences. Le pipeline peut utiliser des détecteurs en deux étapes : d’abord un filtre binaire de classification ou basé sur la reconstruction, puis un vérificateur sémantique qui affine la détection. Cette configuration en deux étapes réduit les alarmes à un ensemble gérable pour la revue humaine. De plus, les approches modernes incluent des cartes d’attention qui localisent la région suspecte, de sorte que les équipes obtiennent à la fois un score et un indice visuel expliquant pourquoi le modèle a déclenché l’alarme. Cette localisation améliore la recherche médico‑légale, et notre page sur la recherche médico‑légale dans les aéroports explique comment les descriptions textuelles rendent la vidéo interrogeable sur des heures de séquences recherche médico‑légale.
Lors de l’intégration du contexte temporel dans les pipelines, les équipes doivent équilibrer latence et précision. Par exemple, des fenêtres de clip plus longues aident à détecter des anomalies collectives mais augmentent le temps de traitement et les besoins en ressources de calcul. Les chercheurs explorent donc des fenêtres glissantes et l’échantillonnage adaptatif. Un système pratique permettra aussi une calibration spécifique au domaine afin qu’un site industriel puisse définir des seuils conformes à ses politiques de sécurité. En détection d’anomalies industrielle, la télémétrie additionnelle se fusionne souvent avec le contenu vidéo pour détecter des dérives d’équipement subtiles. Un raisonnement temporel fin peut repérer des motifs précurseurs de panne, et cet avertissement précoce aide à éviter des arrêts coûteux et à affiner la détection.
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Inférence zero‑shot
Les configurations zero‑shot permettent aux modèles de généraliser à de nouveaux scénarios sans étiquettes spécifiques à la tâche. Dans un pipeline zero‑shot, un modèle pré‑entraîné évalue les entrées visuelles par rapport à des descriptions sémantiques au moment de l’exécution. Pour les tâches vidéo, le processus d’exécution suit souvent trois étapes : extraction des caractéristiques visuelles, notation guidée par des prompts, et génération d’un indice d’anomalie. Le système extrait des embeddings d’une image ou d’un clip, les compare ensuite à des descriptions candidates, et fournit un score d’anomalie. Cela rend possible la VAD sans réentraînement des paramètres du modèle dans de nombreux cas. En conséquence, les équipes peuvent déployer la détection rapidement et réduire les coûts d’étiquetage.
L’utilisation d’un seul prompt par requête aide la partie langage à se concentrer sur le comportement attendu. Par exemple, un système peut évaluer « personne courant à contre‑sens du flux » par rapport aux embeddings extraits. Le cadre nommé vera qui permet aux VLM d’effectuer la VAD utilise de petits adaptateurs pour affiner l’alignement, tout en gardant le modèle principal gelé. Cette approche permet aux VLM d’exécuter la VAD sans entraînement intensif et minimise le besoin de nouvelles données d’entraînement. Dans certaines recherches, les auteurs montrent que des systèmes basés sur les VLM peuvent effectuer la VAD sans modification des paramètres du modèle en s’appuyant sur un adaptateur apprenable et un prompting soigné. En d’autres termes, ils réalisent la VAD sans ajustement des paramètres du modèle tout en améliorant le rappel.
Les bénéfices opérationnels proviennent de la réduction de l’étiquetage et d’une inférence plus rapide. Parce que le modèle de base reste pré‑entraîné et gelé, les équipes n’ajoutent qu’un petit module apprenable. Le module contient peu de paramètres entraînables et s’optimise sur de petits échantillons spécifiques au site. Cette conception réduit le calcul et permet aux systèmes sur site de fonctionner avec des ressources limitées. Le résultat net est une voie pratique et peu coûteuse du proof‑of‑concept à la production. Pour les équipes qui doivent détecter des anomalies sur de nombreux flux de caméras, cette conception est un avantage clair.

Analyse qualitative
L’inspection qualitative compte autant que les métriques numériques. Les sorties en langage naturel permettent aux opérateurs de lire une courte explication de pourquoi un clip semble suspect. Par exemple, un système pourrait indiquer : « Personne flânant près d’une porte restreinte pendant quatre minutes. » Ces descriptions textuelles permettent aux opérateurs de vérifier rapidement le contexte et de décider des actions. Des outils tels que les visualisations d’attention révèlent quels pixels ont influencé la décision, ce qui renforce l’explicabilité. En fait, l’explicabilité améliore la confiance et l’adoption par les opérateurs dans les flux de travail de sécurité et de santé. L’article arXiv sur l’IA explicable pour la détection d’anomalies basée sur les grands modèles de langage montre comment la visualisation de l’attention aide les équipes à comprendre le raisonnement du modèle (arXiv).
Les praticiens apprécient aussi les preuves qualitatives lorsque les modèles signalent des comportements anormaux. Par exemple, lorsqu’une alarme inclut la localisation, une courte légende en langage naturel et une région d’image mise en évidence, les opérateurs peuvent confirmer ou clôturer le cas plus rapidement. Notre fonctionnalité VP Agent Reasoning utilise de telles sorties enrichies pour vérifier et expliquer les alarmes afin que l’opérateur voie ce qui a été détecté, quels systèmes connexes confirment l’événement, et pourquoi cela importe. Cela réduit les fausses alertes et la charge cognitive. De plus, la recherche médico‑légale bénéficie de l’ancrage textuel car il est possible de retrouver des incidents passés via des requêtes conversationnelles.
La recherche met en lumière d’autres points pratiques. Premièrement, les modèles doivent gérer des scènes dépendantes du contexte et le raisonnement complexe requis pour la VAD lorsque de nombreux agents interagissent. Deuxièmement, les équipes doivent protéger la confidentialité des données utilisateur en exécutant sur site lorsque la réglementation ou la politique d’entreprise l’exige. Troisièmement, les résultats expérimentaux sur des bancs d’essai exigeants montrent que les pipelines basés sur les VLM surpassent souvent les bases uniquement visuelles lorsque le sens compte. Enfin, les travaux futurs doivent continuer à relever ces défis en améliorant la robustesse, en réduisant le coût computationnel et en élargissant la couverture spécifique aux domaines. Les lecteurs qui souhaitent consulter un PDF de l’article intitulé sur les évaluations de référence peuvent suivre le lien de la revue ici. Globalement, les sorties qualitatives rendent les détections exploitables et auditable en opérations live.
FAQ
Quelle est la différence entre la détection d’anomalies et la classification classique ?
La détection d’anomalies se concentre sur la recherche d’événements rares ou inattendus plutôt que sur l’affectation des entrées à des classes fixes. Elle considère souvent les anomalies comme des valeurs aberrantes et utilise des méthodes de scorage ou de reconstruction pour mettre en évidence les comportements inhabituels.
Comment les modèles vision‑langage aident‑ils à réduire les fausses alarmes ?
Les modèles vision‑langage ancrent les indices visuels dans des descriptions, ce qui ajoute des vérifications sémantiques qui réduisent les déclenchements intempestifs. Par exemple, l’ajout d’une vérification linguistique peut diminuer les faux positifs d’environ 10 % dans des études publiées (MDPI).
Ces systèmes peuvent‑ils fonctionner sans connexion au cloud ?
Oui. Les déploiements sur site gardent la vidéo et les modèles à l’intérieur du site, ce qui prend en charge la conformité et la confidentialité des données utilisateur. Des solutions comme visionplatform.ai sont conçues pour fonctionner sur site et pour l’extension en périphérie.
Quels jeux de données sont couramment utilisés pour évaluer les systèmes d’anomalie vidéo ?
Les choix courants incluent UCSD Pedestrian, Avenue et ShanghaiTech, et pour les tâches axées sur la criminalité le jeu de données ucf‑crime est souvent utilisé. Ces jeux de données aident les chercheurs à comparer les performances sur des scénarios établis.
Que signifie l’inférence zero‑shot pour la détection d’anomalies vidéo ?
Zero‑shot signifie qu’un modèle peut gérer de nouvelles tâches ou classes sans étiquettes explicites pour cette tâche. En pratique, un modèle pré‑entraîné compare les embeddings visuels à des descriptions en langage naturel au moment de l’exécution et signale les discordances comme anomalies.
Quelle importance a le contexte temporel pour détecter les anomalies ?
Le contexte temporel est essentiel pour de nombreuses anomalies qui se déroulent dans le temps, comme le flânage ou la défaillance progressive d’un équipement. Les systèmes utilisent des caractéristiques au niveau des images et l’agrégation de clips pour capturer ces motifs.
Les approches vision‑langage améliorent‑elles l’explicabilité ?
Oui. Elles produisent des descriptions textuelles et des cartes d’attention qui expliquent pourquoi un clip paraît suspect. Cette sortie qualitative accélère la vérification et aide à renforcer la confiance des opérateurs.
Y a‑t‑il des préoccupations de confidentialité à exécuter des VLM sur des flux vidéo ?
Des préoccupations de confidentialité se posent lorsque la vidéo quitte une organisation. Les VLM sur site et les flux de données restreints atténuent ces risques et s’alignent sur les exigences de confidentialité et réglementaires.
De combien de données étiquetées ces systèmes ont‑ils besoin ?
Ils nécessitent généralement moins d’exemples d’anomalies étiquetés car les modèles pré‑entraînés et les techniques zero‑shot fournissent de forts aprioris. Néanmoins, quelques échantillons spécifiques au site aident les petits adaptateurs ou modules apprenables à régler le comportement.
Où puis‑je en apprendre davantage sur l’application de ces systèmes dans les aéroports ?
visionplatform.ai documente plusieurs solutions axées sur les aéroports telles que la détection de personnes, la recherche médico‑légale et la détection d’objets laissés. Ces pages expliquent comment des descriptions multimodales aident les opérateurs à trier et agir plus rapidement détection de personnes, recherche médico‑légale, détection d’objets laissés.